Saturday, November 21, 2009

HA! L'amour! L'amore!




Mais voulez-vous m'expliquer ce qu'il s'est passé dans la tête de Dieu, quand il a décidé de rajouter parmi toute la panoplie d'émotions déjà existantes chez l'humain, l'amour et l'attraction au sexe opposé!
Attention là, je comprends très bien l'importance de perpétuer notre race, donc de créer de merveilleux petits êtres humains à notre image, mais tout le tralala de l'amour qui vient avec, est-ce vraiment nécessaire?
Pour bien illustrer mon point de vue, voyons un peu ce qui se passe quand deux êtres se rencontrent et que ça clique.

Alors, pour les besoins de la cause, supposons que je suis assise dans un café. Nous sommes au mois d'août et il fait encore assez chaud pour porter une jolie petite robe noire, au tissu léger.
Jusque là, tout se passe bien. J'embrasse la force qui m'habite. Je me sens belle, légèrement sauvage, femme dans ma force, dans ma sensualité, dans ma sexualité.
Je me trouve, disons-le, dans un moment de grâce. Le vent soulève mes cheveux et fait légèrement frissonner ma peau. Je savoure un bon café, sans me douter bien évidamment, qu'un ouragan est sur le point de se déchaîner à l'intérieur de moi.

Et puis le voilà, lui. Il monte l'escalier, s'avance vers moi d'un pas assuré, me regarde droit dans les yeux, avec en bonus un sourire en coin absolument irrésistible. ( avez-vous remarqué, que le sexe opposé vient presque toujours avec un charmant sourire?) Rien pour aider ma cause, ça, je peux vous l'assurer. Et puis tout d'un coup, bang! voilà le flot d'émotions dont je vous parlais plus tôt, qui s'amuse à jouer avec mon incroyable assurance. Euh! ma quoi? c'est quoi ça déjà? jamais entendu parler.
Tout à coup, je me sens envahit par une envie folle. L'envie qu'il me voit, moi. Youhou, hé toi, t'as vu comme je suis la créature la plus adorable du café mmm? Ça marche, yes, il s'assoit en face de moi. Mon Dieu que je le trouve beau. J'essaie d'écouter les choses intelligentes qui sortent de sa bouche, mais je suis complètement distraite par sa voix qui disons-le, me donne du mou dans les genoux. Traduction: si je me lève pour aller aux toilettes, je vais sûrement trébucher et débouler les escaliers et me retrouver cul par dessus tête en deux temps trois mouvements. Vraiment ridicule, compte tenue du fait que je danse depuis que j'ai 5 ans et que je possède un sens de l'équilibre et du rythme quasiment parfait, bref.

Nous avons un échange incroyable, facile. Il me fait rire, je le trouve drôle. Que ce soit les traits de son visage, la couleur de ses yeux, ses épais cheveux noirs parsemés de quelques cheveux blancs, ses lèvres, ses mains, tout me séduit, me charme quoi! Et comme si ce flot d'émotions n'était pas suffisant à gérer, je suis également envahie de symptômes physiques incontrôlables:
gorge sèche, mains moites, papillons dans le ventre, estomac noué. Ouf!

La soirée se termine, il me prend dans ses bras, m'embrasse, me susurre je ne sais trop quoi à l'oreille, rien à faire, la douceur de sa voix me fais perdre la tête. Euh! quel nom m'a-t-on donné à la naissance déjà? La rencontre terminée, je m'envole chez moi, du moins c'est l'impression que ça me donne. Puis, l'horreur toi, je réalise que j'en veux encore! Je me sens vivante et je veux le revoir et c'est là que la peur se profile. Quand il s'agit d'entrebâiller son âme, de laisser pénétrer un étranger dans son intimité, d'ouvrir une brèche dans le mur qu'on avait si bien érigé autour de notre coeur.

Car on ne peut aimer sans se placer dans une dangereuse position de vulnérabilité, pourquoi dangereuse? parce qu'en exposant son coeur à l'amour, on expose aussi les cicatrices de ses anciennes blessures.
Mais l'amour ne s'arrête pas aux détails. Aimer, c'est prendre l'autre dans sa totalité. Dans l'un de ses merveilleux livres, Katherine Pancol disait: Quand il ne s'agit plus d'ouvrir son corps mais faire de la place à l'autre dans le secret de soi-même. Poser son regard sur lui, le voir pour de vrai et donner. Donner de l'amour. En recevoir. Donner, recevoir, donner, recevoir, un va-et-vient autrement plus périlleux que l'acte de chair. L'intimité devient un chant de mines bien gardé. Ou très peu peuvent s'aventurer.

Je ne comprends pas toujours toutes ces émotions que je ressens, qui me font vibrer l'âme. Parfois, elles me font peur mais, la plupart du temps, je les embrasse comme j'embrasse la vie. J'ouvre grands les bras, les yeux, le coeur et..... j'avance..... avec toute ma vulnérabilité, ma sensibilité et espère.

Parce que finalement, n'est-ce pas ce à quoi l'être humain aspire le plus ? aimer et être aimer en retour !

Qu'en dites-vous?

Sunday, November 15, 2009

Adesso basta !

"Adesso basta!" aurait dit le bel Italien aux yeux pétillants de passion charnelle qui occupe mon esprit sur la route de ma prochaine destination. "Maintenant c'est assez !" aurait répliqué ce bel amant latin, si seulement la sensualité gourmande qui lui coule dans les veines ne m'aurait pas empêchée de lui faire goûter à sa propre médecine. Le seul souvenir des mots qu'il me murmurait à l'oreille dans sa langue natale affaiblit mes facultés motrices, ma concentration sur la route est intermittente, mon interaction avec le monde réel devient épisodique.



Pourtant, il fait définitivement partie de ceux à qui je devrai servir mon fameux discours d'adieux polis lors de son prochain appel. Un discours si usé qu'il menace de se briser à chaque fois que je le prononce. Les mots ont perdu de leur couleur, mais le même impact en résulte toujours: Au revoir, Adios, Arrivederci !


Les lauréats se voient décernés cet honneur fatal lorsqu'ils franchissent le point de non-retour, la ligne de l'irréparable, lorsqu'ils s'approchent sournoisement de ma vie sentimentale. Ou plutôt, de celle que je ne veux pas avoir. Qu'ils ambitionnent du côté de l'imbécilité déconcertante, du trou-de-cul évident ou encore vers celui d'une possibilité d'attachement, d'un potentiel amoureux, aucun risque ne doit être pris. Alors je leur livre l'"Adesso basta".


Parce que j'en ai assez. Assez des paroles vides, des lunes promises mais livrées à une autre que moi. Assez des projets d'avenir précoces et utopiques, des nuits chimériques et des lendemains déserts. Je fais alors mes adieux sincères et ô combien soulageants à ma courtoisie forcée, à mon enchantement exagéré et à ma trop grande compréhension obligée.


Je connais trop bien ce jeu de séduction puisque j'ai certainement contribué jusqu'à un certain point à sa création ou du moins à son perfectionnement. Ce jeu de serpents échelles où la personne qui se retrouve à incarner le pion risque une montée fulgurante avant un retour radical à la froide réalité d'une totale solitude. Certains trouveront en mes propos une dure exagération de ce qu'ils qualifieront de situation exceptionnelle. Ouvrez-vous les yeux fidèles abonnés aux illusions romantiques. Le succès en amour, que ce dernier soit honnête ou non, ne réside qu'en la stratégie de chaque partie tout au long du préambule séducteur. Lorsque nous sentons l'échec et mat s'enligner vers nous, lorsque les chances de tomber sur un serpent semblent inévitables, mieux vaut faire volte-face que de s'écraser tête première sur la terre ferme, laissant les miettes de notre coeur dispersées sur le tableau de jeu.


Ma charpente n'est simplement pas faite pour encaisser les peines de coeur. Ma garde-robe n'apprécie guère les marathons de bouffe-réconfort, mes poumons anticipent déjà les surdoses de nicotine et les cernes que je retrouve sous mes yeux à la suite d'une nuit larmoyante m'ont déjà valus plusieurs années de malheur à force de briser le miroir le matin suivant.


Maintenant, je passe. C'est à mon tour de regarder l'autre gente lancer les dés, prendre des risques aveuglément et s'en vouloir de s'être perdu dans les méandres illusoirs d'une imagination naïve. Je ne serai plus le pion. Vous voulez jouer messieurs ? Alors je n'ai qu'une chose à vous répondre... Game on !

Saturday, November 14, 2009

Arrête de courrir Lola, arrête-toi.....

Bon, doucement cocotte là, respire un grand coup. Tu t'affoles, tu tires au renard, tu as une envie folle de fuir et je te comprends, mais réfléchi un instant.
Là, tu cours comme un cheval sauvage, tu ne vois même plus ce qu'il y a devant toi, alors arrête.

Rien ne presse, reprends ton souffle. Repousse ta crinière, ainsi tu seras en mesure de mieux voir où tu es et où tu veux aller. Il n'y a aucun mal à prendre du recul ma belle, c'est sûrement la meilleure chose à faire finalement.

Quand tout se mêle, fait mal et devient incompréhensible, accordes toi du repos.
Lorsqu'un guerrier de la lumière revient d'une longue bataille, il prends toujours le temps de réfléchir aux efforts qu'il a jusqu'à maintenant déployés et de la justesse de la cause qu'il porte sur ses épaules.
Il sera toujours temps de réviser ses positions ou d'abandonner la lutte.
Peu importe, il ne peut le faire en étant essoufflé, déstabilisé, affamé et confus.

Alors, il se retire, médite, respire. Il prend de longues marches en forêt et se laisse imprégner de l'énergie de la terre-mère.
Il s'assoit au bord du ruisseau et écoute la plénitude du silence et c'est seulement lorsqu'il ne ressent plus la faim, lorsque le sommeil ne le gagne plus, qu'il peut enfin distinguer la différence entre le babillage de sa tête, le cri de ses peurs et la pureté de son coeur.

C'est à ce moment, que la vérité vient à lui.

Alors il reprend ses armes, soient la foi, l'amour et la persévérance. Puis, calmement, il continue la lutte qu'il croit juste, avec un coeur en paix.

Alors, arrête de courir Lola....... arrête de courir.

Loup